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 LOUIS, enfant roi

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AuteurMessage
Clélie
P'tit nouveau ♦♦ Get to the heart of the story, go back to the beginning!


Messages : 28
Date d'inscription : 25/08/2010

MessageSujet: LOUIS, enfant roi   Lun 4 Oct - 10:53

LOUIS, ENFANT-ROI (1992)



Année de production : 1992
Date de sortie cinéma : 20 avril 1993
Film disponible en DVD depuis le : 25 septembre 2000

Réalisé par Roger Planchon
Produit par Moi (pas indiqué ^^)
Écrit par Roger Planchon
Long-métrage français
Genre : Historique
Récompenses :ma main dans la tronche aux méchants qui ont mis Philou blond Razz



Casting [personnages principaux uniquement]
~Maxime Mansion (Louis XIV)
~Carmen Maura (Anne d'Autriche)
~ Jocelyn Quivrin (Philippe d'Anjou)
~ Paolo Graziosi (Jules Mazarin)

(pour les acteurs que l'on connaît: Michelle Larroque en duchesse de Longueville, par exemple, Serge Dupiré en Condé......ouais, celui-là même qui joue dans Plus Belle la Vie Razz ça m'a foutu un coup Razz), Isabelle Gélinas en duchesse de Châtillon, qui joue actuellement dans la petite série "Fais pas ci fais pas ça" sur Fr2 Wink )


Quelle est l'époque historique concernée ?

Ce film touche à la période ayant marqué l'enfance de Louis XIV: la Fronde.
Il part de ses débuts (mécontentement puis Fronde des Parlementaires) à sa presque fin (fuite de Condé).
On y voit donc les principaux acteurs de cette période:
-Côté "cour": Anne d'Autriche, Mazarin, le jeune roi et son frère, mais également tout ceux qui gravitent autour.
-Côté frondeurs: les parlementaires comme Broussel et Blancmesnil (si mon souvenir est exact) ainsi que les "Grands", comme les princes de Conti et Condé, la duchesse de Longueville, La Rochefoucauld, etc...
-Ceux qui penchant d'un côté puis de l'autre: Gaston d'Orléans (étonnant^^), le coadjuteur Retz, la Grande Mademoiselle, la duchesse de Châtillon, etc...

Est-ce une adaptation fidèle de l'histoire ?

Hum. Je ne suis pas (encore...) une experte de la Fronde, mais en coupant le film, j'ai eu l'impression d'avoir eu une fresque assez réaliste des évènements historiques.
Outre les grands absents comme le duc de Beaufort, ou Longueville (le mari) les évènements principaux sont là, plus ou moins clairs au niveau chronologique - on a en effet l'impression que tout ne se déroule qu'en un an - et dans une version très peu - voire pas assez - aseptisée.

Certains personnages sont ancrés dans une vérité historique, notamment la relation entre Mazarin et Anne d'Autriche qui ne dérape - enfin! - pas dans une histoire d'amour physique mielleuse.
On nous comble de petits détails vrais et amusants qu'on oublie parfois: naissance d'un certain Charles-Paris d'Orléans, parrainé par le prévôt des marchands, par exemple, ou un Conti enfin bossu et pas complètement débile à souhait ^^

Des personnages loin de vouloir dégager une sexy-attitude comme on voit beaucoup trop actuellement, qui font de ce film un moment très agréable par ce réalisme.


Résumé :
Difficile de résumer la Fronde, et donc ce film à 90% fidèle ^^
L'on y voit les revirements des uns et des autres, les hésitations d'un jeune roi, son avancée dans la vie adulte; l'on y croise des nièces italiennes; l'on y voit un Jarzé authentique, un Mazarin réaliste, une Anne d'Autriche véritablement belle en mère et en reine.
L'on y voit un petit duc d'Anjou adorable, une petite fraîcheur dans la noirceur du film, et des effets spéciaux à mini-budget - mais pour l'époque on ne dira rien ^^ - mais on croise également un Louis XIII assez bizaroïde et des scènes un poil psychédéliques.
Le tout entrecoupés d'un superbe langage précieux (ironie...), de scènes qui n'ont pas grand intérêt pour la suite des évènements et de "pan-pan j't'ai tué" ^^

(ma critique détaillera plus Wink )


Les moments marquants :

-Quand le p'tit Louis va dans la grotte et découvre son père...ça m'a marqué d'ennui du à une féroce incompréhension
-La bataille de la porte Saint-Antoine, assez formidable par son réalisme.


Ils ont dit dans ce film :

-Huh...j'm'en rappelle plus
Beaucoup de choses vulgaires (mes pauvres oreilles chastes!!), et de mots amusants.



CRITIQUE
Votre avis :

Ben. Allons-y Razz

1-Trop de réalisme tue le réalisme.

Des personnages aux décors, tout est naturel, réaliste à souhait. L'on ne voit pas un seul personnage être bien trop propre, trop "Jude Law", trop parfait pour l'époque.
Mazarin est fidèle au personnage historique: froid, calme, réfléchit avec du recul, pourrait se sacrifier - et le fait - pour la France, etc... un acteur parfait pour un rôle parfait, loin du lisse Torreton qu'on nous a servi en 2009 ^^
Anne d'Autriche est sublime. Carmen Maura est magnifique dans son rôle de mère, de femme, de reine.
Un couple sincère, qui ne surjoue pas. Et les acteurs étant de la nationalité voulue, c'est un régal.
Voilà pour le réalisme touchant certains personnages... à côté, l'on nous sert des personnages gueulards, à la limite du barbare, crachant-jurant-baisant. Tel est le portrait qu'on retient de quelques personnages qui tirent vers un surréalisme surjoué, et qui gâchent complètement le film à mes yeux.
On en vient à se demander si les libertins étaient si peu délicats..je préfère de loin la version Malkovitch, pour le libertin Laughing

Bon oui, le Condé qu'on nous sert ici m'a écœurée: le stéréotype du soldat sans foi ni loi qui veut tuer le roi (sachant que Condé n'a jamais souhaité la mort du roi! il ne voulait qu'un pouvoir si fort qu'il l'évincerait d'une pichenette)...bref. Donc je n'ai en mémoire de ce perso qu'un soiffard gueulard.

Rigolez rigolez, mais ça a complètement gâché ma vision du film!! Ce personnage étant assez central, il ajoutait à chaque scène une dose écœurante de surréalisme.

En prenant du recul, on peut comprendre ce portrait par une possible volonté de la part de Planchon de marquer un fossé immense entre un Mazarin qui réfléchit et un Condé qui combat. Le premier parviendra par ailleurs dans l'Histoire à évincer le second en le poussant à la faute, mais la façon dont l'a fait Planchon a forcé grandement le trait, jusqu'à en devenir lourd.

2-Une dose incompréhensible d'absurde

Certaines mises en scène m'ont complètement échappées, notamment celles où le jeune Louis voit son père. J'aurais aisément pu me complaire d'une scène simpliste sans effet psychédéliques où le jeune roi semble entendre son père, mais Roger Planchon nous sert du grand théâtre - son domaine, ne l'oublions pas - à base de lumière bleuté, d'un roi alcoolique et surréaliste et de phrases alambiquées que nous comprenons encore moins que le pauvre petit Louis. Razz

J'y comprends évidemment la volonté de Planchon de nous montrer un subconscient évident du jeune roi: ses craintes, l'absence d'un père, ses hésitations... mais cela est fait d'une façon qui m'a paru grotesque, complètement en dehors de tout, bien trop décalé par rapport au reste des scènes.
Dans une envie de plonger le spectateur dans les méandres d'un inconscient, Roger Planchon m'a totalement perdue ^^

3-Un film trop théâtral

Roger Planchon est avant-tout metteur en scène, et cela se sent beaucoup trop durant tout le film.
Ambiance sombre, noire, glaciale dans un château si identique au suivant que l'on ne sait plus où se trouve la cour.
L'on passe de couloirs aux tapisseries colorée à des sous-sols d'un château qui ressemble en rien à un palais vide, mais plutôt à des caves humides ^^
Personne ne m'avait dit que Saint-Germain ressemblait à des caves Razz

Donc toujours dans une évidente optique de garder tout au long du film une ambiance sombre, de conflits militaires comme de conflits psychologiques, on évolue dans une ambiance presque étouffante, et l'on respire enfin lors des quelques scènes extérieures.

Une "théâtralisation" qui m'a réellement essoufflée, parfois ennuyée, car on se perd dans un décorum bien trop présent et une ambiance qui s'en dégage étouffante.
Les costumes - certes magnifiques - restaient cependant indéfiniment noirs pour les frondeurs... - normal, me direz-vous, ce sont les "méchants" ^^ - mais de quoi ajouter à la touche sombre et lourde ^^


4- Les petits moins en vrac

Déception donc lors des quelques scènes de combats tournées avec trois pelés et quatre tondus ^^

Quelques autres scènes nous offrent une sorte d'héroïsme américain qui dénote assez avec le reste du film: le roi pas protégé portant un drapeau sous les canons de Bordeaux, par exemple, ou un dépucelage par une Beauvais vraiment bizarre à les yeux Razz

Quelques sauts dans l'Histoire pour les besoins du film, qui ne permettent pas de tout comprendre. Je pense notamment au revirement de Condé peu explicite, alors qu'il est dans la deuxième partie du film un des personnages centraux.
Je trouve en général que ce personnage a été très mal exploité - pour résumer mes critiques sur Condé ^^ - et a été stéréotypé, jusqu'à en enlever sa réelle complexité. Le véritable Condé était bien plus qu'un simple génie militaire qui voulait tuer le roi et coucher avec sa sœur Razz (ah, encore un truc qui m'a agacée ^^ )

-Une ambiance étouffante pour conserver la même unité, mais qui finit par s'éloigner de la réalité: la duchesse de Longueville dans une sorte d'arène avec La Rochefoucauld, portant son fils à bout de bras, c'est trop pour moi!
L'Hôtel de ville était sensé être le repères des frondeurs, certes, mais où se pressait également la culture, les fêtes et les belles lettres. Encore trop de théâtre pour cette scène, à mon goût.

5- Les plus en vrac

-Un suivi fidèle de l'Histoire vraiment agréable, et un réalisme pour certains personnages qui font plaisir à voir.
-Des scènes réalistes, qui permettent de mettre des images sur des faits lus et relus et rerelus (notamment le combat de Saint-Antoine, la blessure de La Rochefoucauld...)
-Des personnages frais, qui posent le spectateur et donnent une touche de fraîcheur (la touche Air Wick ^^) au film: le petit Philippe d'Anjou, super mignon joué par Jocelyn Quivrin, est un personnage clef, puisqu'il permet de situer l'Histoire lors des sauts dans le temps. Même s'il ne comble pas tous les vides, sa présence est agréable; la Grande Mademoiselle est également géniale dans son jeu: pas surjouée, fraîche, pimpante, susceptible, princesse et riche...parfaite ^^
Un Retz fidèle au personnage durant la Fronde, et une Longueville jouée par Michelle Larroque assez délicieuse.

-Un Louis XIV qu'on voit réellement grandir et évoluer, prendre du galon (et du melon Razz). En sortant de la séance, on comprend ce que la Fronde a laissé dans son esprit.
L'on y voit également une relation entre Mazarin et l'enfant très réaliste, et loin des clichés habituels du "le roi détestait Mazarin" et qui sont absolument faux.

-Un film qui évolue, qui est certes essoufflant, parfois étouffant et sombre, mais certains personnages - les plus réalistes, d'ailleurs - évoluent réellement et de façon concrète et logique.
On comprend que l'époque de la Fronde dure longtemps grâce à l'évolution du roi.


6-En bref:

Des notes de réalisme mélangé à des touches exacerbées.
Les premières font du film un moment historique agréable, léger, fidèles et plaisant, mais les secondes les étouffent par une atmosphère lourde et parfois psychédéliques, rompant bien trop l'ambiance et le film.

La rupture est bien trop nette entre les deux.

Le jeu des acteurs est excellent, le film est carré sur le plan "évolution des personnages" et psychologie générale.
Le visuel m'a terriblement gênée par moment.
Ce film est donc une très belle fresque de l'époque, bien que trop théâtrale.


Nombre d'étoiles (sur 5) : ★★★★☆

Ils ont dit de ce film :

Pourquoi faut-il voir (ou ne pas voir) ce film ?

-Si vous appréciez la mise en scène théâtrale et le grand jeu des effets, allez-y!
Si vous appréciez les rythmes sans cesse changeant, se coupant entre eux, allez-y
Si vous souhaitez une leçon d'Histoire loin des acteurs et jeux lisses hollywoodiens, allez-y également.
Le jeu des acteurs est également excellent; ils empêchent que l'on ne s'ennuie à cause des moments oppressants.

-Néanmoins, n'y allez pas si vous souhaitez simplement passer un bon moment en rêvant de costumes du grand siècle et de préciosité.
Le film est assez brutal en soi par cette atmosphère sombre et certains personnages très stéréotypés.



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